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L’étoile du loup (1/3)

  • Photo du rédacteur: Garance Accily
    Garance Accily
  • 12 déc. 2021
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : 29 mars 2022


Qui pouvait donc prétendre que la vie au sein d’un gang ne présentait aucun avantage ?


Si quelqu’un osait me le dire un jour en face, je ne crois pas que je retiendrais mon poing de lui voler dans la figure.


Personnellement, si je n’étais pas entrée dans le gang des Deux Roses, je n’aurais jamais pu m’imaginer vivre l’histoire d’amour la plus intense de ma vie avec l’homme de mes rêves.


Mais des fois, je ne pouvais m’empêcher de m’interroger.


Comment était-ce possible ? Comment moi, une banale fille anglaise de la classe moyenne, a-t-elle finalement fait pour atterrir dans le milieu mafieux anglais ?


C’est vrai quoi, je n’étais pas du tout prédestinée à faire partie d’un gang… À tuer des hommes… À risquer ma peau pour certaines missions délicates…


Mais il vaudrait mieux tout reprendre depuis le début, non ?


Après tout, il faut bien que j’explique comment j’en suis arrivée là…


oOoOoOoOoOoOoOoOo


Alors, je m’appelle Nova, j’ai actuellement 23 ans et je suis membre d’un des gangs les plus puissants d’Angleterre : le gang des Deux Roses.


Pour comprendre comment j’en suis arrivée là, il faut d’abord revenir un peu en arrière…


Tout a commencé quand j’avais 18 ans : l’année où mon père m’a jeté hors de la maison…

Un souvenir pas très brillant, ni très agréable quand j’y repense.


Tout ça parce que j’avais décidé d’arrêter l’école sans lui en avoir demandé la permission…


Non mais franchement, est-ce que c’était de ma faute si le milieu scolaire n’était tout simplement pas fait pour moi ?


Quoiqu’il en soit, papa n’a pas du tout apprécié ma décision… et m’a expulsé de la maison, en me criant que je n’étais plus sa fille et qu’il ne voulait plus jamais me revoir.


Bah, peu importe ! De toute façon, lui et moi, on n’a jamais été très proches.


Et comme ma mère était morte d’une maladie quand j’avais 10 ans, ce n’était certainement pas elle qui aurait pu me soutenir dans cette épreuve.


Heureusement pour moi, j’exerçais un petit boulot de serveuse depuis que j’avais 16 ans ; de cette façon, j’avais mis pas mal d’argent de côté juste pour moi.


Grâce à cet argent, j’ai pu louer un studio et j’ai continué à travailler comme serveuse dans mon petit café.


C’est comme ça que je l’ai rencontré.


Non, pas mon grand amour, pas encore ! Il était encore trop tôt pour ça.


Là, je parle de Jared, mon premier petit-ami officiel.


Il venait prendre son petit-déjeuner tous les matins, là où je travaillais ; et j’avais comme l’impression qu’il flirtait avec moi dès que j’étais celle qui venait lui prendre sa commande.


Peu à peu, on s’est rapprochés… et il m’a finalement invité à un rencard ! Mon premier vrai rendez-vous romantique.


De fil en aiguille, on en est finalement venus à former un couple.


À tel point que je suis venue habiter chez lui après trois mois de relation, vendant même mon petit studio.


C’était dire à quel point j’étais sûre d’avoir rencontré mon âme-soeur, à l’époque !


Et cette situation a duré environ 1 an ; une époque remarquablement douillette et insouciante, lorsque je m’en rappelle.


Cependant, des malaises ont peu à peu commencé à apparaître en moi, brisant mes illusions.


Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais comme l’impression que Jared me cachait alors un secret plutôt inavouable…


Surtout basé sur le fait qu’il ne m’a jamais dit dans quoi il travaillait exactement.


Naïve comme je l’étais, je me suis rapidement persuadée qu’il devait me tromper.


J’ai donc commencé à l’espionner durant mon temps libre…


Pas cool, je sais, mais il fallait que je sache la vérité.


Et ce que j’ai découvert m’a littéralement glacée d’effroi.


Jared m’avait menti en me cachant deux choses fondamentales sur sa vie :


La première, c’était qu’il faisait partie d’un gang : le gang du Lion Rouge.


Vous savez, ce genre de clan mafieux qui ne songe qu’à s’en prendre à plus faible que soi tout en se faisant le plus d’argent possible, rien que sur le dos des autres !


Et la deuxième chose, c’était que Jared exerçait dans son gang en tant que proxénète…


C’était surtout cette découverte-là qui m’avait anéantie : comment avais-je pu tomber sur un homme aussi mauvais et dangereux ?!


Ah, il m’avait bien caché son jeu, l’imbécile !


Quoiqu’il en soit, j’ai refusé de rester vivre chez lui une minute de plus ; profitant d’une de ses absences habituelles, tard dans la nuit, j’ai rassemblée toutes mes affaires et je suis partie.


Rapidement, j’ai trouvé un autre studio à louer, loin du quartier où je vivais avec Jared.


J’ai également déniché un autre poste de serveuse dans une petite brasserie locale, loin du café où j’avais rencontré mon désormais ex.


Bref, il semblait que ma vie était revenue à peu près à la normale.


Mon Dieu, qu’est-ce que j’ai eu tort…


oOoOoOoOoOoOoOoOo


Un an après ma fuite, alors que je venais à peine de fêter mes 20 ans, je suis rentrée chez moi, un soir, pour découvrir un invité indésirable dans mon salon.


Jared. Il avait fini par retrouver ma trace, même si j’étais restée très discrète sur mon déménagement secret.


Sur le coup, j’ai d’abord voulu m’enfuir ; hélas pour moi, Jared a été plus rapide et a réussi à me traîner par les cheveux jusqu’à ma chambre, alors que je me débattais en criant.


Là, il a commencé à m’insulter. Beaucoup. Énormément.


Apparemment, il n’avait pas du tout digéré le fait que je me sois fait la belle en douce, juste derrière son dos.


Et c’est pour ça qu’il avait tout mis en œuvre pour me retrouver : il voulait se venger de l’humiliation qu’il avait subie avec mon départ secret…


Il y avait ça et autre chose : il voulait aussi que je devienne l’une de ses “filles”…

En clair, il voulait que je devienne prostituée pour le compte du gang du Lion Rouge !


Bien entendu, lorsqu’il m’a annoncé la nouvelle, j’ai d’abord refusé de me soumettre aussi facilement à lui.


Moi, belle-de-nuit ? Même pas en rêve !


Mais évidemment, je n’étais pas du tout en position de force face à Jared… et c’est comme ça que j’ai fini par passer l’une des nuits les plus cauchemardesques de toute ma vie.


Comment la décrire avec davantage de mots… ?


Techniquement, je ne pouvais pas dire que Jared m’avait… violée, puisqu’il n’y a jamais eu de pénétration orale ou sexuelle, étant donné qu’il avait gardé ses vêtements sur lui.


Mais il n’empêche… Quand je repense à tout ce qu’il m’a fait, je trouve que c’était déjà une forme de viol de mon corps et de mon intimité.


Sa peau… Son odeur… Sa bosse au niveau de son bas-ventre… Tout était partout sur moi alors qu’il se tenait au-dessus de mon corps, m’oppressant de toute part.


En fait, Jared a tout simplement passé la nuit à “m’instruire” sur la façon de plaire aux hommes au lit…


Des heures de pure horreur !


Honnêtement, je ne sais pas comment j’ai fini pour m’en remettre sans être à jamais dégoûtée du sexe !


Ma résilience intérieure sans doute… À l’époque, je n’en connaissais pas toute l’étendue.


Quoi qu’il en soit, après que Jared m’a jugée suffisamment… “dressée” pour le métier, il m’a envoyée un soir chercher mes premiers clients.


En bref, je me suis retrouvée sur le trottoir… comme une fille de mauvaise vie.


Et alors que je pleurais intérieurement sur ce qu’allait être mon premier rapport sexuel avec un parfait inconnu, je l’ai rencontré.


Oui, cette fois, je parle de mon grand amour, Clive Parker : c’est bien dans le moment le plus désespéré de mon existence qu’il a eu le bon réflexe d’apparaître dans ma vie.


Je me rappelle encore de sa belle voiture noire avec ses chromes étincelants… et je me rappelle surtout du regard qu’il m’avait lancé depuis son siège.


Un savant dosage de séduction et d’intérêt sincère.


Quelque chose qui avait fait papillonner mon ventre d’une façon si douce…


Et je me suis dit que comme premier client, il pourrait parfaitement faire l’affaire.


C’est comme ça que j’ai trouvé le courage d’aller lui parler pour lui proposer… mes services.


Pfff, je devais avoir l’air tellement racoleuse à ce moment-là ! Et vu les vêtements “call-girl” que je portais, ça ne devait rien arranger…


Cependant, Clive ne m’a fait aucun commentaire désobligeant ; au contraire, il s’est conduit comme un gentleman, me faisant monter dans sa voiture pour nous ramener chez moi.


Et une fois arrivés dans mon studio, alors que je commençais à paniquer sur la suite des évènements, Clive m’a soudain demandé pourquoi je faisais semblant d’être prostituée.


J’ai été si stupéfaite que je suis d’abord restée sans voix ; apparemment, je n’étais pas si crédible que ça, dans mon rôle de belle-de-nuit…


Il m’a alors expliqué que dès qu’il m’a vu, il avait tout de suite compris que j’étais différente des autres filles de rues qu’il avait l’habitude de croiser.


Je ne sais pas… Peut-être que j’étais trop délicate ? Ou pas assez sexy ? Je n’en sais rien…


Et puis lorsqu’il m’a reposé sa question, la seule chose que j’ai réussi à faire fut de fondre en larmes et de me blottir contre lui.


Il avait beau être un parfait inconnu pour moi, je me sentais mille fois plus en sécurité dans ses bras que je ne l’avais jamais été avec Jared.


J’étais si en confiance en le sentant me serrer contre lui et me caresser doucement les cheveux que je lui ai tout avoué.


De ma rencontre avec Jared, en passant par ma découverte sur son métier de proxénète, jusqu’à ma fuite et le retour de mon ex petit-ami dans ma vie…


Un ex prêt à tout pour me transformer en l’une de ses “filles”.


À la fin de ma confession, j’ai relevé les yeux vers Clive et me suis rendu compte que son visage avait changé : il abordait un air tellement sombre ! C’en était presque effrayant.


Et avant que je lui demande ce qui n’allait pas, il m’a posé la question suivante :


“Tu voudrais que je te débarrasse de lui ? Définitivement ?”


Ces mots ont résonné avec la force de cloches de cathédrale dans ma tête.


Définitivement ?


Était-il… prêt à tuer pour moi ?


Pour être honnête, je n’ai pas beaucoup réfléchi à la conséquence finale de ses mots, concernant la vie de mon ex.


À ce moment-là, j’étais si désespérée qu’il sorte enfin de ma vie que j’ai acquiescé en silence, donnant mon accord.


Ainsi, après avoir appelé Jared pour qu’il vienne chez moi et qu’il a débarqué dans mon studio, Clive s’est empressé de passer à l’action.


Après avoir laissé mon ex me parler quelques instants, le temps de détourner son attention vers moi, il s’est avancé silencieusement derrière lui avant de lever son bras vers sa tête.


Et là, le coup de feu est parti avec une violence inouïe.


En un instant, il y a eu du sang partout : au sol, sur les murs, au plafond, sur Clive… et même un peu sur moi.


Jared, lui, s’est d’abord figé après la détonation avant de s’écrouler au sol, raide mort, du sang rouge, chaud et collant lui coulant derrière le crâne.


Je suis d’abord restée figée sur mon lit, ne parvenant pas à croire ce qui venait de se passer.


La fin de mon cauchemar et mon premier meurtre… par procuration, disons-le.


Puis, Clive s’est avancé vers moi, enjambant le corps de Jared, sa main droite serrant encore son pistolet qui exhalait l’odeur de la poudre.


Il m’a tendu sa main libre et sans hésiter, je l’ai saisie.


Il m’a alors entraînée rapidement dehors, à l’aube revenant, m’emportant avec lui dans une vie toute neuve, une vie que je n’aurais jamais imaginé vivre un jour…


oOoOoOoOoOoOoOoOo


Il m’a fallu pas mal de temps avant de pouvoir retrouver un semblant de normalité après la mort de Jared.


Néanmoins, certaines choses avaient changé dans ma vie depuis ma rencontre avec Clive.


D’abord, j’avais dû déménager une nouvelle fois après que mon studio est devenu une scène de crime, suite à la découverte du corps de mon ex dans ma chambre.


Évidemment, il a fallu que la police vienne se mêler à cette histoire !


Heureusement pour moi, ils ne m’ont jamais vraiment soupçonnée d’avoir été à l’origine de la mort de mon ex petit-ami…


La preuve : ils ne m’ont interrogée qu’une seule fois et ne sont pas allés plus loin.


Bien sûr, il a fallu que je mente un peu en prétendant que j’étais à la campagne, et non en ville lorsque Jared a été assassiné…


Quoi qu’il en soit, j’ai été rapidement mise hors de cause et je suis donc partie m’installer… au Quartier Général du gang des Deux Roses.


Eh oui, j’ai rapidement découvert que l’homme qui m’avait tiré de ma situation désespérée faisait lui aussi partie d’un gang.


Mieux encore : il en était le chef ; voilà pourquoi Clive avait une arme à feu sur lui, lorsqu’il a tué Jared de sa main…


Au début, je dois avouer que cette découverte m’avait d’abord fait paniquer : j’avais déjà quitté un gangster, et voilà que j’en tombais sur un autre !


Cependant, Clive m’a rapidement rassuré en me faisant comprendre que le gang des Deux Roses n’était pas un gang… comme les autres.


Bon, il est vrai que les membres du clan exerçaient des activités illégales réprimandées par la loi… mais il y avait également chez eux un code moral très particulier.


Traquer uniquement les corrompus et autres pervers de la société… Ne jamais s’en prendre aux femmes et aux enfants… Combattre l’injustice partout où elle se cachait…


En entendant ça, je me suis sentie à la fois admirative et sceptique : c’était un bien joli programme, mais… qu’est-ce qui me disait que cela était vrai ?


Et puis après, je me suis souvenue de la façon dont Clive avait volé à mon secours contre Jared… Comment il m’avait défendue moi, une simple fille des rues à l’avenir incertain…


C’est ce constat qui m’a finalement poussée à prendre la décision suivante : devenir moi aussi membre du gang des Deux Roses et m’impliquer dans leurs activités.


En d’autres termes, j’ai décidé de devenir une mafieuse…


Mais bon, en y repensant, je continue de croire que j’ai fait le meilleur choix possible pour ma vie, pour deux raisons :


1- Je bénéficiais de la protection du gang de Clive contre leur principal rival, le gang du Lion Rouge… qui aurait pu décider de m’attaquer, en représailles de la mort de Jared.


2- En intégrant le gang des Deux Roses, je restai aussi auprès de Clive, nourrissant ainsi le lien puissant qui s’était formé entre nous, la nuit de notre première rencontre…


Bref, c’est de cette façon que j’ai donc rejoint le monde de la mafia, alors que je n’étais pas du tout destinée à en faire partie… Tout ça par la force d’une rencontre heureuse.


oOoOoOoOoOoOoOoOo


Peu après mon intégration au sein du gang des Deux Roses, l’entraînement a finalement commencé pour moi.


Pratique des sports de combat… Maniement d’armes en tout genre… Découverte d’Internet et du monde informatique…


Hey, c’était tout juste le début de l’ère des ordinateurs familiaux et de travail ! Il fallait donc bien que j’apprenne à m’en servir…


Surtout dans le cadre de mon nouveau travail : je suis devenue la secrétaire de Clive au sein de son entreprise journalistique.


Et pas n’importe quelle entreprise, s’il vous plaît : Clive était le rédacteur en chef de The Moon, un célèbre quotidien anglais rivalisant avec le tabloïd The Sun.


C’est d’ailleurs un peu pour ça, m’a-t-il expliqué une fois, qu’il a nommé son journal ainsi lorsqu’il a démarré son entreprise, il y a trois ans… La lune pour rivaliser avec le soleil.


La lune qui pourrait d’ailleurs être le symbole personnel de Clive, doté d’un caractère qu’il qualifiait lui-même de “nocturne” ; j’avoue qu’il n’avait rien d’une personnalité solaire…


Enfin bref, je suis devenue secrétaire pour The Moon et j’ai vite compris que je possédais deux qualités essentielles pour le poste : le sens de l’organisation et l’esprit d’initiative.


La preuve : 1 an s’est écoulé après ma nomination et Clive n’a pas eu à se plaindre de moi une seule fois…


Et du côté… mafieux, dirons-nous, j’avais également beaucoup progressé : en 1 an, j’avais assimilé une grande partie des techniques intimement liées au gang.


Et un beau matin d’été, Clive m’a enfin confié ma première mission.


Quand j’y repense, je me dis qu’elle n’était pas des moindres et même un peu ironique : abattre un proxénète lié au gang du Lion Rouge…


Bien sûr, cela a fait remonter de pénibles souvenirs en lien avec Jared et de ses actes ayant conduits à mettre ma sexualité en berne…


À ma grande surprise, repenser au passé a décuplé la haine que je gardais en moi, cette haine envers les hommes qui employaient les filles comme de vulgaires objets sexuels…


J’ai donc soigneusement préparé ma mission : il était hors de question que je me plante et que, par la même occasion, je puisse décevoir Clive pour la première fois.


Finalement, j’ai mis en place un plan très astucieux : faire croire que j’étais une prostituée qui cherchait un nouveau proxénète, pour me mettre à l’abri de l’ancien qui me battait…


Je n’arrive toujours pas à croire que cet idiot soit tombé si facilement dans le panneau !


Comme je l’avais souhaité, il a fini par m’inviter chez lui, un soir, pour qu’on puisse discuter de mon “salaire”…


Or, je ne suis pas venue les mains vides au rendez-vous : j’avais également amené une bouteille de Long Island, un alcool fort qui donnait des vertiges dès la première gorgée.


Évidemment, cette bouteille n’était pas là par hasard : j’avais empoisonné son contenu au fluorure de sodium, un poison qui avait l’avantage d’être incolore et inodore.


Associée à la teneur forte de l’alcool, la toxine a agi de manière que je qualifierais de foudroyante, ne laissant aucune chance à ma victime.


En effet, quelques secondes après avoir bu son verre, ma cible l’a d’abord lâché, celui-ci explosant au sol en mille morceaux, avant de s’écrouler à mes pieds, on ne peut plus mort.


Après m’être assurée qu’il était bien décédé (en lui cherchant le poul au niveau de la nuque), j’ai repris ma bouteille avec moi et avant de partir, j’ai lancé au cadavre, non sans sarcasme :


“Tu ne l’as pas volé.”


L’empoisonnement accompli sans bruits et sans violence, j’ai pu rentrer tranquillement au QG du gang, mon long manteau noir cachant la tenue provocante que je portais en-dessous.


Eh oui, il fallait bien que je joue le rôle de call-girl jusqu’au bout de l’apparence !


Une tenue qui n’avait pas eu l’air de vraiment déplaire à Clive, lorsque je l’ai croisé après mon arrivée chez moi…


Évidemment, il n’a rien montré sur ce qu’il pensait de mon… “accoutrement”, et m’a félicité du bon travail que j’avais accompli.


Et pourtant… J’ai vu dans ses yeux cette même lueur qui avait illuminé son regard lorsqu’il m’avait observé la première fois.


Vous savez, ce curieux mélange de séduction et d’intérêt sincère.


Et c’est là que, pour la première fois, je me suis posée la question : se pourrait-il que le redoutable chef du gang des Deux Roses puisse… être amoureux de moi ?



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