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Il n'est jamais trop tard

  • Photo du rédacteur: Manon
    Manon
  • 4 déc. 2022
  • 12 min de lecture

Aujourd’hui, il fait beau sur les rives de la Charente. Nous sommes rue Condé, dans une ville girondine. Cette rue a tant compté il y a quelques années. Elle paraît si vide sans l’estrade, l’arche de départ et les nombreuses barrières de sécurité. Derrière nous se trouve le pont qui relie les deux rives du cours d’eau. Face à nous, un carrefour. Sur notre droite, il y a un grand bâtiment que je redécouvre. Sur son toit, nous pouvons lire COURVOISIER en majuscules et dans un blanc très pur. Le bâtiment fait peau neuve. Deux personnes sont assises sur un banc. Elles sont proches, discutent. C’est un homme et une femme. Ils ne sont pas bien vieux. Vingt-cinq ans, tout au plus. J’imagine que ce sont deux amis, un couple peut-être à en juger leur proximité.

Face à nous, la rue Condé s’élève. En remontant la rue, paisiblement, j’ai l’impression de faire tache dans le paysage. Les personnes qui m’entourent se pressent. Un homme est au téléphone, un sac sur le dos. Il presse un peu plus le pas. Sur notre gauche, la pharmacie. Devant elle se trouve une horloge. Cette colonne octogonale un peu imposante offre la possibilité de mettre des affiches. Au dessus se trouvent des horloges, sur chaque face de la colonne précisément. Au sommet, une petite girouette. C’est une rue passante, la rue Condé. Il y a des commerces et même une banque.

Je continue de remonter la rue. C’est le début de la côte. Sur notre droite, nous avons un petit fast-food. Une fille demande à sa mère si elles peuvent y aller. Après tout, il est presque midi, m’indique ma montre. La mère lui dit qu’elles n’ont pas le temps,: “on verra plus tard, de toute façon c’est fermé aujourd’hui”. La petite fille soupire. Les maisons commencent à se succéder. Le pourcentage de la côte commence à se faire ressentir. Ce n’est pas grand-chose tout de même ! Je finis par monter la côte et regarde derrière moi, une dernière fois. De l’autre côté du pont, un peu de bouchons mais rien de bien méchant. Les automobilistes n’enfoncent pas leurs mains dans le volant pour klaxonner.

De l’autre côté du pont, j’aperçois un homme de mon âge. Il tient dans ses bras un petit être à la chevelure blonde que je ne connais que trop bien. Je souris en voyant les deux hommes de ma vie, avant de descendre paisiblement la pente. Pendant qu’ils font le tour de la voiture et qu’ils traversent le pont, j’arrive en bas, à mon point de départ. Ce petit garçon court vers moi en hurlant « Maman ». Je ris et le prends dans mes bras à mon tour. Je me tourne vers la place et lui dis :

- Tu sais, c’est ici que j’ai fini ma première grande course. C’était il y a bien longtemps.

Son père, Lucas, pose délicatement son bras sur mon épaule et nous sourit. Il sait qu’évoquer mon père, l’homme qu’il a été depuis le décès de ma mère, est très dur. Mais c’est aussi ça, être fille d’un militaire. Devoir se plier aux règles, sans discuter, quoi qu’il en coûte ; subir en gardant la tête haute. Ça a été ça, mon nouveau quotidien.

- C’était le bon temps, soufflé-je avant de fermer les yeux, me remémorant la scène.

- C’était quand maman ? me demande ma petite tête blonde.

Cette remarque fait rire Lucas. Poser ce genre de questions dérange quand l’écart est de plus de vingt ans. « Vingt-trois ans », dis-je simplement.

Je me remémore cet instant que j’avais tant voulu graver dans le marbre. Je me souviens l’avoir écrit dans mon journal intime. Ce doux souvenir laisse place à la nostalgie et je sens une pointe de tristesse. Ce fut le dernier bon souvenir avec cet homme.

Je sens mon fils tirer sur le col de mon chemisier pour attirer mon attention. Je lui embrasse le front en lui disant à quel point je l’aime. Au fond, on ne le dit pas aussi souvent qu’on le devrait.

- Tu es partie loin, souligne Lucas.

- C’est la dernière fois que j’ai été la fierté de mon père. Après il est devenu si dur. Tu peux prendre Hayes, s’il te plaît ? Je vais regarder l’adresse.

Lucas hoche la tête. À lui aussi, mon père ne lui a pas fait de cadeaux. Aujourd’hui, ce demi-tortionnaire est mort, sa haine et ses secrets enterrés avec lui. Je n’avais pas voulu aller à son enterrement. On ne va pas enterrer un homme que l’on déteste d’avoir été un salopard. Hemingway avait raison : « Décider de ne plus être un salopard permet de se sentir bien. Ça pourrait même remplacer Dieu ». Lui, il est juste devenu général.

Nous avançons vers la maison de mon père. À dire vrai, je n’y ai jamais mis les pieds. Depuis notre altercation au commissariat, il y a quinze ans, nous avions coupé les ponts. Je revois encore sa déception alors qu’il était emmené par un policier pour être interrogé, menottes aux poignets. Que le temps passe vite. Nous finissons par y arriver. Je cherche tant bien que mal la clé pour entrer. Elle est vraiment sombre. Je me tourne vers Lucas, qui a Hayes sur les épaules. J’avance dans l’entrée. Je regarde sur ma droite, dans le grand salon. Je vois que la tâche d’emballer ses affaires ne va pas être simple. Il a tellement accumulé d’objets en tout genre, lui qui a toujours été minimaliste. « Juste le strict minimum » disait-il. Je continue de déambuler dans le salon, à la recherche de souvenirs auxquels je pourrais me raccrocher, mais rien.

- Leslie ? appelle Lucas. Il y a un carton avec tes affaires.

Surprise, je monte à l’étage

- Tu es où ?

- À l’étage. Première porte à droite.

Je suis les instructions et le trouve, accroupi, devant un grand carton. Je fais de même et regarde dedans. Il y a deux ou trois vêtements, des livres et mon journal. Lucas me regarde avec attention alors que je sors une à une les affaires de leur boîte. Quand je sors le troisième tee-shirt, Lucas sourit, lui aussi nostalgique.

- Je me souviens de ce tee-shirt. C’était quand vous aviez quatorze ans, April et toi. C’était pas ta période gothique ?

Je souris, presque honteuse. Quelle époque !

- Pitié, pourquoi tu n’as pas oublié ce temps-là ?

- C’était avant l’alcool et la drogue, dit-il.

- Je confirme, c’est une phase à oublier.

J’ouvre mon journal.

- Il a gardé mon journal, c’est dingue.

Lucas se décale et se met derrière moi. Il passe ses bras autour de ma taille et place naturellement sa tête derrière mon épaule.

- Il ne pouvait pas se résoudre à abandonner sa fille unique. Même si elle s’était mariée à « l’envoyé de Satan ».

J’ouvre mon journal. Instinctivement, je vais à la page où je parlais de mon semi-marathon.

« Le 11 novembre 20**


Cher journal,

Ce moment restera l’un des plus fous que j’ai pu vivre. Au départ de la course, le ciel est très menaçant. Je suis stressée. Je n’ai jamais couru une telle distance. Mais c’était mon but, mon objectif. La peur m’aurait incitée à faire demi-tour mais il est trop tard pour faire machine arrière. Je ferme les yeux et remonte le temps.

Onze mois plus tôt, je finissais mon énième dix kilomètres du canal. Ludo attendait patiemment à l’arrivée et me souriait, content pour moi. Je n’avais jamais été aussi rapide. Dans l’euphorie de ma course, je me voyais déplacer des montagnes. L’après-midi même, j’annonçais fièrement à mon père : « C’est décidé, pour mes dix-huit ans, je ferai un semi-marathon. ».

La voix du speaker me ramène peu à peu à la réalité. Je suis là, sur la ligne de départ. Trop d’énergie ont été dépensées pendant cette préparation. Je place un écouteur à chaque oreille et lance ma playlist, conçue tout spécialement pour l’occasion. Je me rappelle une dernière fois les conseils de mon père : ne pas partir trop vite et gérer mon souffle et mon temps. C’est mon premier semi-marathon, je ne dois pas me mettre de pression. Ma montre est prête à être déclenchée. J’entends, de loin, le décompte du speaker. La course démarre. Vingt-et-un kilomètres cent à parcourir. Je fais attention à mon souffle, me cale sur la musique. Une musique douce qui pourrait presque me bercer. Je pars une nouvelle fois dans mes souvenirs.

Neuf mois plus tôt, mon père m’annonça qu’il voulait faire un marathon. Est-ce que j’étais vraiment prête à me lancer dans un semi-marathon ? Oui. Cet objectif était devenu une obsession. Où ? Quand ? Comment m’entraîner ? Nous regardâmes ensemble où nous pouvions faire un marathon sur route. Le plus près et dans un futur raisonnable, était le Marathon du Cognac. C’était décidé. Nous allions participer à cette course. Mon père, plus habitué à de longues distances, me mit en garde. La préparation serait longue et difficile. Excitée à l’idée de relever le défi, je lui dis oui, sans vraiment me soucier de ce détail. Mon père m’indiqua qu’un entraînement régulier serait l’unique condition de ma participation. Cela voulait dire trois entraînements par semaine. Mais je m’en moquais. J’allais faire mon premier semi-marathon à dix-sept ans.

Les kilomètres défilent. L’ambiance est très festive. Nous passons dans des chais, sur le bord des vignes. Plus je me rapproche de l’arrivée, plus je m’encourage à finir. Mes poumons commencent à me brûler mais j’oublie vite cette douleur si connue. Je me laisse porter par la musique. Les adultes nous applaudissent et leurs enfants nous tendent la main pour que nous tapions gentiment dedans. Je regarde ma montre, c’est déjà le dernier kilomètre. J’accélère, jetant mes dernières forces, grisée par l’ambiance et l’excitation d’avoir relevé ce défi qui paraissait insurmontable. Je souris, heureuse. Je dépasse plusieurs personnes et accélère encore. En bas, la ligne d’arrivée. Je m’approche. Je vois ma sœur et ma mère qui nous attendent, mon père et moi, à l’arrivée, sous un parapluie. La pluie se fait toujours aussi forte. Mes chaussures sont trempées.

Deux heures plus tard, mon père finit son marathon. « Tu as mis combien de temps ? » demande-t-il, essoufflé par l’effort. « Deux heures quinze. » Il me regarde en souriant et me dit : « Quinze minutes de moins que ce que tu t’étais fixée. ». Ma joie est encore plus grande de voir la fierté de mon père à l’arrivée. Nous regardons nos classements respectifs. Première cadette. Je serai sur le podium. Je regarde si je n’étais pas la seule de ma catégorie. Je suis euphorique. La deuxième cadette est arrivée dix minutes après moi.

Je me souviens de tous ces moments où j’avais pesté parce que je ne voulais pas aller m’entraîner, en montant sur l’estrade où un grand sportif attendait pour me remettre mon prix. En fin de compte, tout effort mérite vraiment récompense. »

Lucas lit par-dessus mon épaule. « Ludo ? C’était pas le coach minable qui est parti suivre sa blonde je ne sais où ? ». Je tourne la tête vers lui et dis : « Ce même Ludo qui était ton ami ? Alors oui, c’est lui ». Il souffle, en me disant de ne pas lui rappeler de mauvais souvenirs. Je reviens aux pages précédentes. Cette douce période où nous vivions en Île-de-France.

« Le 9 mai 1999


Cher journal,

Je crois que je n’oublierai jamais ce samedi-là. On vient de changer de coach. Elle s’appelle Lucie et jamais je n’ai haï quelqu’un comme je la hais. Tête haute, l’air fière, elle beuglait ses ordres comme une vache réclamant du foin. La comparaison n’est pas flatteuse, je le conçois, mais ô combien réaliste. Les bras croisés, elle nous fixait en se demandant qui serait “Le cinq majeur”. Nous ne nous entendions pas forcément très bien au sein de l’équipe, mais c’était comme ça. Avec l’ancien coach, c’était vraiment super ! On pouvait toutes vraiment jouer. On pensait que ça allait être pareil avec elle. Mais quelle erreur !

Début du match, le cinq est formé. J’attendais patiemment mon tour sur le banc. Les filles se remplaçaient mais c’était toujours le cinq majeur qui jouait la plus grande partie du temps. J’ai donc dû prendre mon mal en patience pendant ce début de match. Et cette grande blonde un peu molle, et accessoirement la sœur de la coach, regardait les ballons passer devant son nez sans réagir… ou réagir trop tard. J’ai finalement passé les deux premiers quart-temps sur le banc. À la mi-temps, toutes aux vestiaires. Il y avait plus de vingt points d’écart et si vous aviez vu les visages fermés de la coach et de notre entraîneuse, vous auriez compris que ce n’était pas nous qui menions. J’étais dans mon coin, en colère que cette peau de vache de Corinne nous accuse, nous, de mal jouer (même si ce n’était pas faux). Mais qu’elle ne s’en prenne pas au truc qui servait de coach pour aussi mal manager son équipe !

Le troisième quart-temps démarre. “Encore dix minutes sur le banc” me disais-je en regardant mon sac. “Bon, si je reste sur le banc, j’irai voir cette conne et je lui dirai que, comme elle n’a pas besoin de moi, j’irais me changer, les gradins sont plus confortables”. Un miracle survient enfin. Lucie se dirige vers moi et me dit que je remplace sa sœur. Au moins, je ne serai pas avec la plante verte de l’équipe ! Passée derrière elle, il m’a été impossible de ne pas dire “C’est pas trop tôt ”. Mais dire que mon temps était compté était peu de le dire. Trente secondes plus tard, j’ai été rappelée pour finir le match sur le banc. À mon retour, devant ma coach, je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire à quel point elle faisait de la merde. Je ne retournerai jamais dans cette putain d’équipe ».

Je n’ai jamais dit à Lucie à quel point je la détestais. Churchill disait cette phrase amusante : « En ravalant des paroles méchantes sans les dire, personne ne s’est abîmé l’estomac ». Je soupire et referme le journal que je balance, comme le reste de mes affaires dans le carton. Lucas me demande ce que je veux en faire, comme le reste des objets qui remplissent la maison.

- Ce carton-là, je veux le garder, mais le reste…

Je ne parviens pas à finir cette phrase pour la simple et bonne raison que je ne sais pas quoi en faire. J’étouffe.

- Je sors avec Hayes. J’arrive pas à réfléchir.

Pour toute réponse, Lucas me prend dans ses bras, comme à chaque fois que je vais pleurer, depuis le commissariat. Je descends et appelle mon fils.

- On va se balader.

Il prend une photo et me l’avance.

- C’est lui papy ? » me demande-t-il.

Je hoche la tête et pose la photo. J’aide mon fils à mettre son manteau et nous sortons à deux. Nous traversons le dédale de rue. Nous finissons par arriver devant le gymnase.

- C’est là que maman venait faire du handball, dis-je à Hayes en lui montrant le bloc de béton qui est à notre droite. « GYMNASE MUNICIPAL » peut-on lire sur le bâtiment. Cet acronyme en bleu contraste avec les couleurs blanches et rougeâtres à moitié délavées. Ces couleurs semblent être d’une autre époque, d’une période lointaine qui peinent à résister aux temps. Ce cube en béton est entouré de bâtiments préfabriqués. Chaque sport a sa place. Du côté droit, la structure forme un U où des îlots, tantôt pour le tennis de table, tantôt pour le squash, se succèdent. Sur le côté gauche, tout au fond, on croit y voir des bureaux. Certainement les bureaux des différents référents sports du club.

La partie centrale renferme tout le reste. L’immense salle, où nous pouvons entrer par les côtés latéraux, est le point où tout se fait. On ne peut accéder aux autres salles de ce cube qu’en passant par là. Hauteur exigée par le sport principal qu’est le basket-ball, cette salle est une véritable nef de cathédrale. Le parquet et les couleurs intérieures contrastent avec celles de l’extérieur. Le parquet flambant neuf a pris la place de ce qui fut, il y a quelques années, un sol en béton vert où les lignes des différents types de terrains étaient grossièrement peintes. Les tons beiges, tout aussi délavés, ont laissé place à du blanc et du bleu, couleurs du club. Elles font ressortir les poutres apparentes, et donnent un aspect « cosy ». Les gradins sont les seuls vestiges de la salle de sport qu’elle fut. Mis en face de l’entrée, ces places assises donnent une vue globale aux supporters… enfin, tant qu’une personne plus grande ne s’assoit pas devant nous ! Avouez que vous aussi, vous l’avez vécu. Voici ce qui pourrait gâcher le match.

Quand on ressort du bâtiment, on est face au collège de la ville. Le collège Jules Verne. Une route les sépare, mais c’est ce qui fait la force du lieu. De nombreux jeunes se retrouvent ainsi dans une équipe. Ensemble. Je me dis que dans deux heures, la centaine de collégiens va se ruer vers la sortie pour rentrer chez elle. Je regarde mon fils avec fierté et le prends dans mes bras.

Nous rentrons à la maison de mon père. Cette bâtisse est vendue. Les meubles seront donnés à des associations. Au fond, mon père a toujours voulu servir la patrie, même dans la mort, il le fera. Mais comme beaucoup le savent, servir la patrie à un coût. Il l’a payé de vingt ans de prison avant de ressortir au bout de quatorze pour bonne conduite. La justice n’est plus ce qu’elle était. « Il faut savoir pardonner pour prendre un nouveau départ » me répète encore mon beau-père. Il a pardonné à mon père le meurtre de sa femme. Moi, je ne lui ai pas pardonné. Je lui en veux de m’avoir abandonnée pour une folie vaine, hamlétique. Je lui en veux de mépriser mon fils et mon mari. Aujourd’hui, devant cette maison sans vie, tout semble prendre en importance. Je dois pardonner pour tourner la page. Le ferai-je un jour ? Sûrement. Je me dois de le faire. Pour Lucas. Pour Hayes. Peut-être aussi pour moi mais peu importe. Les épreuves qu’il m’a fait endurer m’ont fait comprendre qu’Hemingway avait, en partie, tort quand il écrivait « Un homme, ça peut être détruit, pas vaincu ». Un Homme fort peut survivre sans être détruit ni vaincu par l’adversaire. Au fond, je suis peut-être un peu comme lui, distante avec mes sentiments. C’est le combat de Lucas, me réconcilier avec eux. Je le sais. Il m’aide à vaincre des traces qu’auraient pu laisser cet homme dans ma vie, dans ma peau. Soudainement, je repense à cette sublime chanson de Patrick Fiori. « Il faut le dire aux gens quand on les aime […] qu’ils changent nos heures amères en poèmes, on devrait tout se dire avant ».

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