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Observation 1

  • Photo du rédacteur: Emma
    Emma
  • 18 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Perchée en haut de l’un des innombrables ponts, la vue globale sur l’intégralité du parc s’offre aux yeux les plus curieux : au premier abord, tout paraît d’un autre monde. Un monde futuriste. Il faut se focaliser sur chaque chose pour en comprendre l’utilité. Des énormes sphères blanches sur l’eau paraissent être des soucoupes volantes largement ouvertes, mais elles ne renferment que des trampolines pour les enfants. Leurs cris sont doublés de ceux qui s’éclaboussent lorsqu’ils descendent à toute allure dans un bateau en plastique, suspendu très haut, qui a pour but de s’écraser sur la surface de l’eau pour se mouiller sans trop le faire. Le pont qui surmonte les soucoupes volantes immaculées traverse presque la moitié du parc et débouche sur une voie très particulière : celle qui continue vers la pièce maîtresse dont l'œil supplie de s’attarder mais qui semble bien trop belle pour simplement y passer le regard. On décide de s’y intéresser plus tard lorsque d’autres exclamations de joie attirent l’oreille vers d’autres petits bateaux qui tournent en rond, qui vont très vite, à la manière d’un carrousel dont les chevaux sont devenus des barques. Des jets d’eau, qui entourent l’énorme étendue d’eau que nous n’avons toujours pas quittée, ne cessent de jaillir un à un en rythme. Ils enveloppent le pont, les soucoupes, les petites barques et le bateau haut dans le ciel près à fendre l’air. Le monde ne grouille pourtant pas à chaque recoin des attractions ; le Futuroscope n’est peut-être pas très visité ce jour car nous sommes un vendredi.

Mais parce que l'œil ne peut plus l’éviter une fois que le plaisir a assez duré, il suit les rayons du soleil inespéré pour s’abattre sur une énorme bâtisse. Elle surplombe le reste, placée au bout de cette moitié de parc comme on placerait la personne la plus importante d’un dîner en bout de table. Difficile de la décrire tant elle est atypique ; des tubes gris qui scintillent sous les rayons chauds aveuglent en fonction de l’angle où l’on se place. Le bâtiment entier, aussi grand qu’une cathédrale, est façonné dans ces tubes plus ou moins grands. Les plus petits sont placés aléatoirement autour des plus grands qui, eux, grimpent pour cacher la probable architecture simpliste qu’il renferme. D’extérieur, ce monstre de grandeur ressemble au plus grand orgue du monde.

La verdure est inévitable quand on lie le futur et l’idéal ; des arbres, des buissons, de l’herbe parfaitement coupée, enlacent la totalité de cet endroit aussi paradisiaque qu’illusoire. De loin, tout paraît être de la technologie 3D jetée sur une pancarte qui promet que ce tableau devienne réalité en 2045. Mais le vent, accompagné du soleil, qui souffle comme une douce brise au travers de ce paysage extraordinaire ne peut que nous prouver que tout cela est bien vrai.


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