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Observation 2

  • Photo du rédacteur: Manon
    Manon
  • 29 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Aujourd’hui, il fait beau sur les rives de la Charente. Nous sommes le 31 octobre 2022 à Jarnac, rue Condé. Cette rue a tant compté il y a quelques années. Elle paraît si vide sans l’estrade, l’arche de départ et les nombreuses barrières de sécurité. Derrière nous se trouve le pont qui relie les deux rives du cours d’eau. Face à nous, un carrefour. Sur notre droite, il y a un grand bâtiment que je découvre. Sur son toit, nous pouvons lire COURVOISIER en majuscule et dans un blanc très pur. Le bâtiment fait peau neuve. Deux personnes sont assises sur un banc. Ils sont proches, discutent. C’est un homme et une femme. Ils ne doivent pas êtreplus vieux que moi. Vingt-cinq ans, tout au plus. J’imagine que ce sont deux amis, un couple peut-être à en juger leur proximité.

Face à nous, la rue Condé s’élance avant de monter. En remontant la rue, paisiblement, j’ai l’impression de faire tache dans le paysage. Les personnes qui m’entourent se pressent. Un homme est au téléphone, un sac sur le dos. Il presse un peu plus le pas. Certains ne doivent pas faire le pont, visiblement. Sur notre gauche, la pharmacie. Devant elle se trouve une horloge. Cette colonne octogonale un peu imposante offre la possibilité de mettre des affiches. Au-dessus se trouve des horloges, sur chaque face de la colonne précisément. Au sommet, une petite girouette. Note à moi-même : il faudrait que je propose à mes camarades de mettre une affiche du site ici. C’est une rue passante, la rue Condé. Il y a des commerces et même une banque.

Je continue de remonter la rue. C’est le début de la côte. Sur notre droite, nous avons un petit fast-food. Une fille demande à sa mère si elles peuvent y aller. Après tout, il est presque midi, m’indique ma montre. La mère lui dit qu’elles n’ont pas le temps, on verra plus tard, de toute façon c’est fermé aujourd’hui. La petite fille soupire. Les maisons commencent à se succéder. Le pourcentage commence à se faire ressentir. Ce n’est pas grand-chose tout de même ! Je finis par monter la côte et regarde derrière moi, une dernière fois. De l’autre côté du pont, un peu de bouchons mais rien de bien méchant. Les automobilistes n’enfoncent pas leurs mains dans le volant pour klaxonner.


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